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Ce 12 octobre

La matinée s’annonce classique… au programme, les dossiers listés depuis lundi (pour ne pas dire vendredi dernier…) à boucler absolument avant la fin de la semaine. Une bonne dizaine, dont 5 vraiment urgents. Se mettre des défis, c’est le graal du syndic. Et il est parfois difficile de tenir ses objectifs tandis que le téléphone sonne en permanence et que les urgences courantes elles, ne s’arrêtent pas. Je lève la tête vers 10H, bien consciente que mon prochain RV arrive dans 15 minutes. C’est une rencontre avec une société d’entretien d’immeubles parisienne avec laquelle je travaillais déjà il y a plusieurs années dans un précédent cabinet. Mais les commerciaux ont changé, on ne se connait plus. L’organigramme est présenté et un pôle spécial attire mon attention. On discute métier, portefeuille, et recrutement du personnel d’entretien. Les yeux rivés sur ma montre, je me dois de leur préciser que je ne peux m’attarder plus, je les remercie et là, surprise, je reçois un cadeau. (je ne peux résister à vous le montrer… ces portes crayons feront en définitive deux heureux 🙂 ) hé oui l’originalité en copropriété existe bel et bien.

Il est 11H30, je dois déjà repartir. C’est un RV de chantier au sein d’une copropriété mitoyenne qui m’attend cette fois. Le maitre d’œuvre a déposé une déclaration préalable de travaux (la fameuse « DP ») qui ne semble pas coïncider (du tout même..) avec les travaux qui sont entrepris (construction pure et simple d’une nouvelle habitation sur deux niveaux) en appui sur notre mur mitoyen. Il nous reçoit poliment avec les membres du Conseil syndical, même s’il s’évertue à nous rassurer sur le fait que la DP est juste et que la mairie s’est peut-être trompée (??). A mon retour au bureau, je lui adresse une mise en demeure, avec copie à l’ABF du secteur. J’y suis contrainte et c’est ma responsabilité. Le rendez-vous en mairie a été pris par le Conseil pour demain, j’aviserai ensuite de la conduite à tenir sur le dossier.

Un déjeuner pris sur le pouce au retour, me revoila concentrée. J’attaque par le brouillon d’une convocation d’assemblée prévue début novembre : il me manque encore l’intégralité des relevés des compteurs d’eau, que les copropriétaires ont la gentillesse de faire eux-mêmes, à défaut d’avoir souscrit un abonnement par télérelève. Bon, le dossier attendra demain, je laisse la maquette et je retourne à mes mails.

Nouveau temps d’arrêt cette fois sur les immatriculations auprès du registre de l’ANAH. Passage en revue avec mon assistante Véronique, afin de nous assurer que les « immat » sont à jour, et que nous n’avons rien oublié. Puis les appels téléphoniques reprennent, tout comme les mails (nous sommes monté à combien, 180 mails dans la journée ? !) mais il faut répondre, et parfois la pertinence nous pousse à ouvrir des archives, à rouvrir des mails, à consulter Légifrance, on peut dire qu’on ne chôme pas !

L’après-midi s’écoule et les yeux toujours rivés sur ma montre je constate que je dois déjà repartir. Direction cette fois vers le 17ème arrondissement, ou une copropriétaire sise au RDC d’un bâtiment se plaint d’infiltrations récurrentes. Je profite du temps d’attente du métro pour passer des coups de fils, fixer des RV, lire encore et toujours mes mails. Je rencontre la copropriétaire, entourée d’amis, et je prends note des dommages. L’un d’eux est géologue. Je pars à la rencontre de la copropriété voisine, à la recherche de la source des infiltrations. En parlant de source, j’apprends qu’un ruisseau s’écoule à côté des fondations. Nouvelle enquête, je ne laisse rien au hasard (courette, caves, Confrère). La discussion avec le géologue s’ensuit, le hasard fait bien les choses. Il me faudra toutefois consulter les plans détenus par mon agence et peut-être les entreprises, pour situer l’affluent et découvrir s’il peut être ou non la cause des dégâts. Mais ce sera le travail d’une autre journée, il est déjà 19H30, l’heure de rentrer chez soi.

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